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Chantons toujours... Le jour de la Saint-Vincent 1795, la ci-devant église paroissiale de Sainte-Pallaye résonne de cette cinglante réponse d'un villageois aux officiers municipaux venus l'interpeller. Entouré d'autres habitants réunis pour faire la messe en l'absence de prêtre, il riposte verbalement aux représentants du nouveau régime, et désigne par la même occasion ce qui apparaît comme le signe efficace et rassurant du rite qu'il prétend accomplir : le plain-chant exécuté par lui et ses compagnons du lutrin. Perdue dans la masse des rapports de l'administration révolutionnaire, la trace de la détermination de ces chantres pose pourtant un singulier problème. Attribut ecclésiastique, le plain-chant est ici revendiqué par un groupe de laïques; nécessitant des connaissances techniques particulières et reposant sur des textes latins, ce chant semble familier aux peu-lisants d'un bourg rural. Se jouant des frontières culturelles, le plain-chant des campagnes se révèle être, au hasard de cet incident, étroitement chevillé à la société d'Ancien Régime. En croisant des sources relatives à l'enseignement scolaire, à la sociabilité rurale, à la librairie religieuse, aux pratiques musicales inhérentes à la vie paroissiale, ainsi qu'à leurs représentations et aux usages anthropologiques qui leur sont liés, cet ouvrage propose une étude de ce plain-chant dont les traits stables entre le XVIe et le XIXe siècle autant que les transformations diachroniques accompagnèrent non sans efficience l'émergence, l'enracinement puis l'affaiblissement d'une religion villageoise propre à la France moderne.