« C’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices. »
Ce verset d’Osée s’accorde à la vision d’un Christ qui libère avec force les animaux du temple destinés au sacrifice.
Pourtant, le « sacrifice » de la Croix n’est-il pas central dans la religion chrétienne ? Bernard Perret s’intéresse à cette perception sanglante et parfois équivoque du sacrifice, qui a modelé notre société et influence encore notre foi. L’ouvrage débute avec une vue d’ensemble de l’étude sociologique et anthropologique des logiques de sacrifice. Explorant ensuite les notions de « pur » et « d’impur », et les excès de sacralisation au temps de Jésus, l’auteur observe que la relation de celui-ci à son Père n’est pas sacrificielle, mais de l’ordre d’une soumission à sa volonté, qui ouvre au salut.
La réflexion s’élargit également à ce qui nous touche plus directement : le don gratuit de soi est-il sacrificiel ? Quels enjeux pour la liturgie, mais aussi pour la morale ? Encore aujourd’hui, ne fait-on pas passer des exigences de pureté avant la responsabilité vis-à-vis d’autrui ?
Ingénieur et socioéconomiste, Bernard Perret est l’auteur de nombreux ouvrages. Il a notamment publié Penser la foi chrétienne après René Girard (Ad Solem, 2018) et Violence des dieux, violence de l’homme (Seuil, 2023).
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