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Peut-on faire la liste de ce que l’on offre ? Comment organiser l’inventaire du désordre de nos objets, nos organes, nos émotions ? Arranger alphabétiquement le chaos du monde, comme une façon de faire le tri sans rien jeter. Excéder les limites en mettant l’infini de l’accumulation en route. C’est le paradoxe des listes alphabétiques, elles créent des hasards en rapprochant des choses éloignées dans l’espace et dans l’esprit, parce qu’elles ont une lettre en commun. Pierre Mabille par-delà les listes, cherche une forme. Une forme de légèreté, sur un fil, mais un fils tressés de mille autres fils qui se déploient simultanément : petits riens, tendresse, gravité, joie passagère, douceur, couleur, cœurs désabusés. Une foule anonyme, intime, parsème le livre, des solitudes au pluriel. Amants largués, dernières bières le soir, types qui perdent leur boulot, desperados oubliés dans le siècle dernier. Ou ce léger blues qu’on trimballe avec soi comme un vieux copain. Au-delà de ses variations textuelles, C’est cadeau est autant un livre de poète que de plasticien, les listes et les poèmes alternent avec des compositions graphiques, autour de cette forme anonyme, oblongue, qui est la matrice de l’œuvre de Pierre Mabille. Une forme lisse, une forme liste, une forme monde. Une forme d’humanité. Tout s’entremêle, dans un dédoublement de soi et des autres. Dans une accolade donnée en cadeau.