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La tradition indienne les exalte. On les appelle les satîs : elles se brûlent vives sur le bûcher funéraire de leur mari. De Strabon à Jules Verne, aucun rite indien n’a autant fasciné les étrangers. Mais de quoi s’agit-il ? Que se passe-t-il lorsque la satî, parée comme au jour de ses noces, s’apprête à célébrer un mariage de cendres ? Suivant son mari jusque dans la mort, l’épouse vertueuse veut-elle offrir en spectacle rituel sa fidélité absolue, le sacrifice de soi comme preuve de son amour inconditionnel ? Renonçant au monde des apparences et à une forme illusoire du Soi, la satî aspire-t-elle à l’immortalité gagnée par la mort volontaire ? Par quelles voies l’amour conjugal croise-t-il ainsi sa destinée avec la mort volontaire – et faut-il parler ici d’un sacrifice, d’un suicide ou d’un meurtre ? Depuis la fin du XVIIIe siècle, la crémation des veuves est au centre d’un débat juridique te religieux qui déchaîne les passions en Grande-Bretagne et en Inde. L’ancienne puissance coloniale avait interdit « l’exécrable coutume » en 1829, sans parvenir à l’abolir complètement. Le tollé provoqué par l’immolation de Rup Kanvar, à Deorala, au Rajasthan, en septembre 1987, donne la mesure des contradictions politico-religieuses que connaît l’inde démocratique en cette fin de XXe siècle. Parce qu’elle a mené ses enquêtes sur le terrain, au cours de missions répétées en inde entre 1978 et 1993, Catherine Weinberger-Thomas permet de comprendre ce que fut et demeure jusqu’au aujourd’hui un système de croyances, ce que peut signifier le symbolisme religieux, social et politique des satîs, ces veuves sanctifiées par les flammes d’un bûcher d’immortalité.