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Il est souvent admis que la guerre authentique ne naît véritablement qu'à l'âge du Bronze – cette période étant supposée marquer l'apparition de combattants professionnels et d'un armement spécifiquement homicide. À rebours, un vaste courant de pensée plaide pour une origine bien plus ancienne. Ses tenants, qui inscrivent la question dans le temps long de l'évolution de l'humanité, relient nos dispositions belliqueuses aux observations effectuées sur les autres primates, en particulier les chimpanzés. Au-delà de leurs divergences, ces approches s'accordent sur le fait que la guerre est intimement et nécessairement liée à l'appropriation de ressources. C'est cette idée, mais aussi l'assimilation de tout conflit collectif homicide à la guerre telle que nos sociétés étatiques la définissent que Christophe Darmangeat entend contester, sur la base de multiples données historiques et ethnographiques, dont celles portant sur des sociétés de chasse-cueillette mobile dénuées de toute inégalité de richesse. La plupart de ces affrontements sont menés pour d'autres motifs que l'appropriation de ressources territoriales, humaines ou matérielles, qu'il s'agisse entre autres de parvenir à un règlement judiciaire, de se venger ou d'acquérir des substances corporelles (têtes, dents ou scalps) réputées nécessaires à la vie. Dans une large perspective comparatiste, ce livre ambitionne de recenser les diverses formes – presque toutes oblitérées par l'État – de ces confrontations collectives, d'en proposer une typologie raisonnée, de les mettre en relation avec les structures sociales et de traiter de leur (in)visibilité archéologique, afin d'éclairer leurs logiques profondes.