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Comme Rimbaud à qui il ressemble plus qu'aux artistes de son temps. Vrai : Caravage se vautre dans la fange et fréquente les cours où l'on débat d'idées raffinées, il tue et c'est un croyant sincère. La vérité aime le grand écart. En ces temps compliqués de l'après-concile et du retour de l'Inquisition, où tout change, même le calendrier, Caravage découvre l'Oratoire de Philippe Néri qui renoue avec l'Église des premiers temps, avec un Christ vivant, le même que celui de Dostoïevski, à qui Caravage ressemble tant, aussi. Ironique, insolent, belliqueux, sûr de son génie, il fonce, cabossé par ses embardées, riche de ce qui pourrait le détruire, faisant jaillir l'esprit divin au coeur de la nuit, parmi les rebuts de la société et les pauvres. Artistiquement parlant, Caravage c'est le clair-obscur, d'accord. Mais, à s'en tenir là, on le réduit à l'invention d'une technique qui, certes, influencera Vélasquez, Rembrandt, Georges de La Tour et Vermeer, mais on ne tiendra pas compte de l'essentiel qui se situe dans un rapport plus que singulier avec un réalisme retors lui permettant d'explorer des horizons jusque-là inconnus. Célèbre à 30ans, Caravage, autour de 1600, renouvelle la peinture comme Shakespeare, Cervantès, Monteverdi, ses exacts contemporains, ont renouvelé le théâtre, le roman, la musique. En fait, peu de révolutions ont bousculé la peinture comme celle-là et l'ont fait briller d'un si violent éclat. Aujourd'hui, les ayatollahs du "retour à l'ordre" nous présentent un Caravage aseptisé, débarrassé des tumultes de sa vie, de son homosexualité même. Ce livre se propose de montrer non pas un peintre disséqué mais un artiste vivant qui excède les normes. Voici, comme le disait Ian Kott de Shakespeare, Caravage notre contemporain.