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Camille et Paul Claudel ont grandi ensemble ; ils se sont aimés, disputés, soutenus, éloignés, perdus de vue, retrouvés. Un élan créateur souleva leur vie. Dans son souffle, leurs liens se retissèrent sur un plan supérieur. Ils n’en sont pas moins seuls, fondamentalement. Pour Camille que sa personnalité impérieuse place au centre, la solitude représente tour à tour un défi, une chance, et un piège. Pour Paul, étant inscrite dans son être, elle fonde son rapport au monde, secrètement décalé. La parenté de leur génie n’échappe pas à Paul qui s’en flatte ; il la redoute à mesure que Camille perd pied. Ils ont vécu chacun une histoire d’amour qui finit mal, et donne naissance à deux chefsd’œuvre L’Âge mûr et Partage de Midi. La souffrance les relie, à la fois banale et sublimée. Entre les écrits du frère et les sculptures de la sœur, la descendante des Claudel dessine tous les liens possibles avec beaucoup de finesse ; elle s’attaque aussi aux mythes. Il fallait que Rodin fût mauvais ; de même Paul Claudel doit-il l’être Écoutons plutôt la voix de Camille près de l’agonie, à la dernière visite de son frère : "Elle me reconnaît, profondément touchée de me voir, et répète sans cesse : mon petit Paul !" À la question : "Pour quelle faute avez-vous le plus d’indulgence ?" le jeune Proust répondait : "Pour la vie privée des génies". Ce livre expose cette vie privée à travers les œuvres, c’est-à-dire à travers le génie. Les poètes ne sont pas des saints, les lecteurs parfois non plus !