Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
"La douleur. Difficile d'en parler, de la douleur. De ce voile autoritaire qui vous enveloppe en douce, vous anéantit plus sûrement que le plus puissant des anesthésiants ; qui fait de vous un pantin désarticulé et languissant se prenant en permanence les pieds dans les fils troublés du destin. Douleur de ma mère, massacrée autant par ses incapables de médecins que par le mal mystérieux qui la diminuait jour après jour, de moins en moins mère, elle était de moins en moins femme à mesure qu'elle devenait patiente. Patiente. Drôle de mot. Pour ne pas dire passive. Consentante. Douleur de mon père, impuissant et maladroit face au lancinant cataclysme. Douleur mienne, enfin. Moi. Dont Maud avait dit que je ne savais pas aimer. Elle a sans doute raison, Maud, mais est-ce parce qu'on ignore l'amour qu'on repousse pour autant le chagrin ? Question sans réponse. À présent, il s'agit de me secouer. Quitter mon lit et ses bouillottes tentantes. Se laisser envahir par la haine, sorte de sorcière voluptueuse et irrésistible. Émerger de la confortable torpeur. Et agir. Seule cette idée me soutient maintenant. Pour qu'enfin s'inverse le cours de l'histoire et s'accomplisse ma mission, régler les comptes. Engeance de la vengeance : j'en fais partie. Alors, en route. Sur ma moto, j'aspire l'asphalte à larges lampées libérées. Mais Dieu que c'est lourd un flingue !"