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- Une lecture inédite de l’œuvre la plus célèbre de Jérôme Bosch par le plus grand spécialiste de l’art néerlandais des XVe et XVIe siècles. Défendant l’idée que l’œuvre a été conçue comme « sujet de discussion » pour un public de nobles de la cour de Bourgogne, il nous donne les clés pour comprendre une imagerie qui reflète profondément la pensée religieuse de l’époque, et remet en question l’image de Bosch peintre de diableries. Un très beau livre entre érudition et contemplation.
Le Jardin des délices de Jérôme Bosch compte parmi les œuvres les plus énigmatiques de l’histoire de l’art occidental. En dehors d’une brève description du tableau donnée par un témoin oculaire en 1517, aucun document de l’époque ne nous fournit la moindre indication sur les conditions de cette commande, sa destination, sa fonction ou le public qu’elle visait. La présente étude cherche à reconstituer le premier public du Jardin des délices, en prenant comme principale source d’information l’œuvre elle-même, dont la structure formelle et les formes fantasmagoriques sont fondamentales pour comprendre sa fonction d’origine. L’auteur propose donc une analyse détaillée de la manière dont Bosch joue visuellement et en virtuose avec les traditions picturales, les conventions de l’amour courtois, les traités de morale, les principes religieux, les procédés mnémotechniques et les figures littéraires de la fin du Moyen Âge. Il défend l’idée que le tableau de Bosch a été créé vers la fin du XVe siècle et conçu comme « sujet de discussion » pour le public choisi de la cour de Bourgogne. Il montre que Le Jardin des délices était une sorte de miroir à multiples facettes obligeant ceux qui le regardaient à « réfléchir », notamment sur le destin de l’humanité. Créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, elle aurait perdu, selon Bosch ou son commanditaire, son identité originelle au cours de son histoire et ferait désormais partie d’un monde soumis à une force de transformation foncièrement mauvaise. Les signes d’un Salut possible – présents dans le tableau –, l’aspect paradisiaque du panneau central et, d’une façon générale, l’opacité onirique de l’imagerie de Bosch continuent de susciter des interprétations contradictoires, sur lesquels Reindert L. Falkenburg prend position. La propension de l’imagerie boschienne a susciter la discussion et le débat fait évidemment partie du projet esthétique et éthique de l’artiste.