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Comment peut-on vivre sans avoir lu Boris Vian ? Je l’avoue humblement, je n’y suis pas parvenu. Cet inclassable auteur a bousculé irrémédiablement mon esprit d’adolescent après l’avoir lu, sur les conseils de mon professeur de français Gaston Compère que je ne remercierais jamais assez. La causticité, le cynisme et les délires inventifs de ce fou du mot m’ont transpercé le crâne dès la première nouvelle lue dans son recueil « Les fourmis ». Après, tout y est passé : ses romans (qu’ils soient signés de Boris Vian ou de Vernon Sullivan), ses poèmes, ses chansons, ses chroniques sur le jazz. Il est le premier auteur dont j’ai tout lu avec une avidité euphorique. Avant lui, je ne savais pas que l’on pouvait écrire comme cela.
Je ne savais pas qu’il était possible d’avoir un tel style et que, du drame le plus profond, pouvaient surgir des jeux de mots en cataplasme, pour boucher les fissures du destin. Ou que du noir le plus absolu pouvait jaillir un trait acéré à la couleur de désespoir poétique. Chez Vian, on ressent, on souffre, on est moins que rien mais dans un éclat de rire glacial. Les phrases dansent une danse macabre mais irrésistible. La mort, il ne l’a pas vue venir d’assez loin, c’est comme ça qu’on meurt jeune. Mais il a su, malgré cela, marquer son temps ainsi que les générations suivantes par tant de formes d’art différentes, avec, toujours, l’instinct irrésistible de faire ce qui n’a jamais été fait, d’oser plus loin et plus fou. Et chaque génération peut le découvrir pour une raison différente, elles se valent toutes. Je n’en écrirai pas plus, vous laissant le plaisir de trouver par vous-même une raison de déraisonner avec Boris Vian, au fil du menu que nous a concocté Alain Magerotte dans cet Article en forme de déclaration d’amour féroce pour un auteur qui ne l’était pas moins.