Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Nouvelle édition augmentée d’un projet qui a démarré en 2008 sous forme de fanzine.
Tout en conservant l’esprit qui a prévalu à sa création, l’Employé du Moi a voulu réunir en un livre les six volets de ce récit aussi beau qu’utile. Dans la lignée des précédents livres de Pierre Maurel, Blackbird se présente comme un récit de nature politique : le monde moderne y est interrogé à ses frontières, là où lorsqu’il s’éloigne des normes, le devenir individuel rencontre la précarité et s’expose au rejet.
Dans une histoire qui mêle habilement la réalité et l’anticipation, Blackbird scrute les prémisses de l’autoritarisme, en dénonce les méfaits et décrit l’effondrement des libertés qu’il entraîne. Dans une société de contrôle le législateur interdit l’auto-édition et réduit l’édition à une production industrielle.
Le projet de Pierre Maurel se lit comme un manifeste politique en faveur de l’expression libre et de la gratuité. Il se présente comme un remède contre l’oppression, les régimes sécuritaires et la consommation forcée. Par dessus tout, Blackbird est un hymne au fanzinat, à ces bulles de libertés qui naissent hors contrôle et qui parce qu’elles sont libres, secrètes, inattendues nous disent quelque chose d’essentiel sur le monde qui nous entoure.
L’auteur exprime ici son propos avec une grande finesse scénaristique et une élégance certaine du trait. Il évite à la fois le questionnement politico-artistique de comptoir et la parodie facile. L’histoire nous emporte dans un récit qui s’inscrit dans la longue tradition de l’aventure et de l’anticipation. Les personnages sont suivis au plus près ses personnages et l’auteur y analyse avec subtilité le travail et les conduites de résistance. Si le sujet est circonscrit au milieu de l’édition, celui qui ne connaît pas les subtilités du droit de l’édition français saisira cependant tout à fait le propos.
Le dessin à l’encre, au trait noir sur fond blanc, précis, maîtrisé, rythmé prend souvent le pas sur le dialogue renforçant la dynamique du récit.