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Helge Reumann est un artiste aussi discret que précieux, et qui n’a pourtant pas démérité durant les deux décennies passées: présent chez nous dans la revue Bile noire, et essaimant des pages chez divers éditeurs, du Rouergue à UDA, en passant par L’Association ou le Dernier Cri, sans oublier l’incroyable Elvis Road, concocté avec son complice d’alors Xavier Robel, magnifique leporello de 9m de long. On désespérait de ne pouvoir concrétiser une collaboration plus conséquente avec cet auteur unique, nous voilà enfin comblés avec cet imposant Black Medicine Book. A travers ses travaux les plus récents (peintures, moulages et dessins), c’est tout l’univers de Reumann qui se déploie ici, un monde plein de tension et de violence, à la fois bien physique quand des hordes de loubards attaquent, armés de battes cloutées ou d’armes blanches, mais aussi une violence plus sourde – cette violence qui agit en uniformisant le monde, en le transformant en un désert géant, une Terre aride et froide, dénuée de sentiment, et livrée à la loi du plus fort. Et puis il y a cette violence mentale aussi, celle qui lave les cerveaux et annihile le libre arbitre, qui créé les fanatismes et engendre encore plus de violence… S’il y a souvent de l’humour, il y a peu d’espoir dans les images de Reumann, et les tribus de fous anonymes qui traversent ces paysages aussi colorés que désolés semblent nous souffler que si l’enfer existe, il est peuplé de démons à visage humain. Introduction de Charles Burns, préface de Christian Rosset (texte bilingue français–anglais).