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Si l’on reproche parfois à l’art contemporain de se complaire dans une certaine gratuité, l’œuvre de Berlinde De Bruyckere peut apparaître comme un exemple de probité. Ses sculptures notamment, malgré leur violence, s’imposent avec une évidence qui repousse toute superficialité. Ces chevaux éventrés ou décharnés, ces figures humaines violentées, ces bois de broussailles ou troncs d’arbres ensanglantés ne constituent pas un travail « formel » qui ne viserait qu’à « en mettre plein la vue ».
Car si cette œuvre peut heurter, elle ne nous fait pas pour autant simplement « buter » contre des objets à l’extériorité repoussante : aussi effrayantes soient-elles, les sculptures de Berlinde De Bruyckere sont des figures, qui, comme telles, invitent à une reconnaissance intérieure. Le spectacle évite alors l’effet spectaculaire, tant il se fait image spéculaire : sa pertinence est profondément intime.
Comment donc expliquer que nous soyons à ce point concernés par une œuvre si dérangeante ?
L’essai entend répondre à cette question en fondant l’authenticité de la démarche dans une certaine compréhension de la chair et de l’empathie. Les sculptures de cire de Berlinde De Bruyckere ne sont jamais des cires « anatomiques », des observations du corps tel qu’on pourrait le voir de l’extérieur (quand bien même on l’ouvrirait), mais des intériorités « sentantes ». Pour comprendre ces sculptures, il faut donc décrire, à travers l’impact émotionnel de leur contemplation, le vécu intérieur et charnel qu’elles occasionnent.
C’est pourquoi l’analyse philosophique se fait ici phénoménologique : elle emprunte à la phénoménologie sa méthode descriptive et utilise — en les discutant — certains de ses outils, notamment le concept d’empathie, tel qu’il apparaît dans les Méditations cartésiennes de Husserl.