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La mémoire collective a ses oubliettes. Le nom d'un boxeur y est tombé dans les oubliettes de la mémoire : Battling Siki, premier champion du monde français d'origine sénégalaise et premier champion du monde africain, couronné après avoir battu Georges Carpentier en septembre 1922. Dans l'ordre de la gloire sportive, il précède tous les champions et championnes aux origines africaines ou ultramarines qui font rayonner la France depuis un siècle. Siki fut ainsi un pionnier. Un pionnier oublié en raison de sa couleur et du racisme sévissant au temps de la IIIème République coloniale ? En bonne partie, mais pas seulement. Aussi talentueux que fantasque et viscéralement libre, gourmand de la vie, Siki défraya la chronique plus qu'à son tour. Il fragilisa lui-même sa réputation. En 1923, il céda à l'appel des sirènes américaines et des dollars. Il y perdit la vie à Manhattan, une nuit de décembre 1925. Deux balles dans le dos. Quoique populaire, Siki ne fut donc pas un modèle, et les instances pugilistiques française et mondiale firent tout pour l'empêcher de rester champion du monde. Un siècle après sa mort, son souvenir mérite d'être réveillé et délivré de la caricature dans laquelle ses biographes, mais aussi les historiens, les mémorialistes et les journalistes l'ont enfermé. Pas de légende en ces pages. Pas d'arrangement avec la réalité. Seuls les faits comptent, fondés sur l'exploitation d'archives inédites et d'un corpus international de presse de plus de 20 000 articles. De quoi suivre le parcours épatant, cocasse, troublant, douloureux, émouvant, révoltant d'un gamin de Saint-Louis du Sénégal, livré trop tôt à lui-même et loin d'imaginer à quel point il souffrirait d'être un grand champion noir.