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La perte de la langue unique est-elle vraiment un drame ? À lire les travaux de nombreux critiques, exégètes ou philosophes contemporains, on pourrait en douter. Si l’image de la tour inachevée évoque encore pour certains un champ de ruines, l’univers babélien qui est le nôtre, celui du multiple, tend souvent désormais à être considéré comme une bienheureuse nécessité – un ordre, au sens le plus noble du terme. La littérature moderne a joué un rôle crucial dans cette volonté d’en finir avec une image négative de Babel. Mais en reprenant ce vieux mythe biblique, des écrivains comme Kafka, Dos Passos, Borges, Pierre Emmanuel ou Paul Auster ne se sont pas contentés d’ouvrir la voie à un renversement axiologique : ils ont subtilement mis au jour le substrat politique, éthique et philosophique du récit, et souligné, en particulier, les enjeux herméneutique et téléologique qui lui sont attachés. Ordre et chaos n’existent qu’à la faveur d’un sens et d’une finalité à l’aune desquels il est possible de les évaluer.