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La Bretagne est le siège d’une contradiction apparente : son identité forte résiste avec constance aux assauts des puissances étrangères, pourtant jamais l’on ne vit une province davantage portée vers l’aventure océane. L’on arguera que ce pays est double : des terres intérieures tournées vers l’au-delà et une bordure littorale ouverte à tous les vents. Il est vrai que la Bretagne abrite sur sa côte septentrionale une Angleterre miniature, la cité malouine, honnie par sa voisine qui la met à sac. Saint-Malo n’a-t-elle pas cloné le code génétique des républiques marines conjuguant l’âpreté du capitalisme à l’esprit d’aventure militaire ? Or Saint-Malo tourne le dos à Rennes, l’austère cité terrienne façonnée par la monarchie administrative. Pourtant, par-delà l’écart entre son noyau terrien et sa membrane maritime, la cellule bretonne est porteuse d’une profonde unité. Aussi, la conquête des mers lointaines ne saurait être vue exclusivement comme une fuite inhérente à la pauvreté des sols. Après tout, l’esprit de sobriété des habitants a fait de la Bretagne, un pays riche sur la longue durée, exportant toiles et céréales vers l’Amérique dès la Renaissance. En réalité, la clef de son dynamisme est simple : la pauvreté des sols exacerbe la ténacité dans l’effort, la solidarité lignagère et l’enracinement culturel. Rendus économes par le défi des terres acides et puissants par l’entr’aide, les Bretons auront la force de supporter l’épuisement consécutif aux projections ultramarines. Arrivés à bon port, ils seront ranimés par le souffle puissant de l’altérité culturelle et l’assimileront d’autant plus facilement que leur identité singulière n’est point néant.