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« Ce matin, j’ai décidé de me suicider. L’idée m’est venue comme cela, subitement. Elle s’est glissée en moi, tout comme ferait une révélation tranquille, alors que je sacrifiais au rite de ma promenade dominicale… » C’est ainsi que le narrateur enjambe la première marche du monde qui va devenir le sien : celui des faits divers. De non moins singuliers personnages vont succéder à ce désespéré jovial. Voici Abderrahmane, mitraillant, du toit de son HLM, gendarmes et passants. Voici José, ou est-ce Luis, ou Miguel, on ne sait plus, qui se donna la mort après avoir noyé un chien, le seul être qui lui ait jamais fait l’offrande d’un regard. Et aussi Hector Charençon, empoisonnant la ville dont un maire-tyran gère, agence et planifie les âmes. Et tant d’autres, tous conduits au meurtre ou au suicide, ultimes recours de liberté. Avec une jubilation tout iconoclaste, l’auteur rassemble ses moribonds dans le huis clos imaginaire de la presse à scandale et des actualités télévisées, où il leur fait subir mille autres morts sous la plume acérée des chroniqueurs vedettes, hérauts de la misère dont ils se repaissent, et dont les mains tachées de sang déshonoré serrent encore des gorges exsangues. Affolante sarabande. Non content de livrer ses cobayes à la vindicte populaire, Ahmed Zitouni entreprend de saper les interdits qui nous poignent. Il y a du Lautréamont dans ce chant vomi à la face des censeurs de ce monde, que scande une écriture audacieuse, gorgée de couleurs et de déchirures. Artaud lui-même n’aurait sans doute pas renié ce théâtre de la cruauté où l’outrance, l’émotion et un érotisme rageur s’allient en une troublante osmose.