Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
On croit connaître le hassidisme sur la base de l 'énorme anthologie allemande de Martin Buber (1949, traduite en 1980, sous le titre Les Récits hassidiques, 744 p.). On le croit d'autant plus que de nombreux ouvrages s'y réfèrent également : comme La Voie du hassidisme (1963) d'Arnold Mandel ou les fameuses Célébrations hassidiques (1972 et 1981) d'Élie Wiesel. Pourtant il n'est que de lire l'anthologie de Buber pour s'apercevoir qu'il s'agit ici davantage de « fioretti » du hassidisme, d'une saveur merveilleusement chagallienne, plutôt que d'une présentation de la philosophie de ses grands penseurs. Ces pittoresques Rebbe de village qu'on nous dépeint, qui pourrait penser qu'ils ont laissé des textes d'une audace théologique et philosophiques tout eckhartienne ? Et c'est d'ailleurs du fait de leur difficulté que ces textes puissants demeurent aujourd'hui encore inédits en français. C'est dans ce travail passionnant que s'est lancée Catherine Chalier. Avec elle écoutons le Maggid : « L'homme doit se penser comme un Néant et oublier complètement son essence propre. Dans chacune de ses prières, il doit s'enquérir de la Présence (Chekhina) et parvenir ainsi à s'élever au-dessus du temps, c'est-à-dire atteindre le monde de la pensée, car là tout est égal, la vie et la mort, la mer et la terre. » La création du ciel et de la terre, ainsi que de tous les êtres différenciés qui la peuplent, a consisté à faire apparaître l'être à partir du Néant. Il s'agit maintenant de revenir au Néant, car le danger propre à la création vient de ce qu'il tend à oublier sa propre source. C'est pourquoi le rôle du Juste, le Tsaddiq, est faire passer l'être au Néant. Mais non pas pour s'y perdre : bien au contraire, celui qui s'unit au Néant divin - pour un bref instant - y trouve force pour agir en ce monde-ci et pour y répandre un peu de clarté.