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« Sur quoi marche-t-on ? Rien n'est visible. Les balles passent, passent ; partout le débit saccadé des mitrailleuses ; une batterie de 77, camouflée quelque part, tire de si près qu'à chaque salve des poussées d'air chaud heurtent les visages ; les obus vont percuter les chaumes à deux cents mètres derrière nous. La charge hésite, s'arrête. Dans tous les creux, des hommes, tombés ou couchés. De l'autre côté d'une petite route, Mulleret, le porte-drapeau, est allongé sur le dos, la tête appuyée sur un sac ; un homme agenouillé le panse. À cinquante mètres en avant, derrière une meule, j'aperçois le drapeau (qui le tient ?), quelques hommes, le colonel, sa tunique dégrafée, le bras droit en écharpe dans sa chemise pleine de sang. [...] Le général de Mainbray, très grand, un peu voûté, promène sa maigre silhouette à travers les balles et les obus ; près de lui, un capitaine, avec le brassard de la brigade. Partout, derrière de courtes gerbes d'avoine groupées par trois ou quatre, des hommes couchés qui tirent ou attendent ; et sur le chaume, un peu partout, beaucoup qui n'attendent plus rien. »Composées par Paul Tuffrau, qui a connu les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, ces chroniques saisissent, depuis des angles singuliers, humains, la réalité de ce conflit. Glaçants ou éloquents, émouvants ou terrifiants, parfois étonnants et engagés, chacun des textes compilés ici livre, plus largement, un panorama tragique ou amer, absurde voire surréaliste, de ce qui reste comme une profonde blessure française. À l'heure des commémorations ou même si un siècle peut paraître une éternité propice à l'oubli, voici une lecture incontournable pour entendre tout ce que cette guerre a pu avoir de traumatique.