Aucun de vous n'était absent
Dans ce nouveau recueil poétique, en forme de chroniques, Vincent Bouton fait appel : « Aimer sans preuve que l'amour existe et le faire ainsi exister ». L'auteur est en quête de présence, de sa propre présence. « Remercier son propre corps d'être ce qu'il est : langage au monde. » Mais aussi présence des hommes que la forêt dessine. « Revenir de la forêt. Les jambes lourdes et les joues rouges. » Présence de Dieu que la Lumière, le Souffle, le Nom entre-disent. « Que la lumière vous conduise vers sa transparence, absolue destinée. » Le titre de ce recueil en dit long. « Aucun de vous n'était absent. » C'est un appel au salut universel à travers le tamis de la vie. Eschatologie chrétienne ? Sans doute : « Alors, ils ont tous avancé vers la table. » Mais à un certain prix. En déjouant les pièges. « D'un arbre à l'autre, de haine en haine, de dieu en dieu comme autant de chaînes. » En dépassant l'épreuve : « Votre douleur est là, occupant vos sommeils ». En se donnant dans l'écriture, véritable maïeutique : « ... par ce fait il [le poète] tente son propre synchronisme vital, commun à l'espèce qu'il sur-dit, en désespoir d'ordonner son chaos propre à l'harmonie qu'il attend. »
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