PENDANT DES SIÈCLES, LE VIN FUT UNE AUBAIE
Pour les contribuables de Chartres Le droit sur les vins entrant en ville et le droit sur la vente du vin en tonneaux constituaient des impôts royaux qui ne gênaient que les buveurs de vin, alors que les Chartrains étaient exemptés de la taille.
Pour l'entretien des murs de la ville Toute pinte de vin vendue par un tavernier, un cabaretier, un vendant vin "à huis coupé et pot renversé" rapportait à la ville une rentrée d'argent égale à un dixième du prix de vente du vin de la dite pinte. Ces recettes ne pouvaient être utilisées que pour entretenir les fortifications.
Pour les échevins quand les Rois séjournaient à Chartres Le seul cadeau qui leur a toujours été offert a été du vin du Pays chartrain, en poinçons d'abord, en pots ensuite, puis en bouteilles, preuve qu'à Chartres, les vignerons savaient produire du vin de qualité.
LES VIGNERONS CONNURENT BIEN DES MISÉRES
Ce livre fourmille de précisions sur l'organisation de la recherche par les fermiers généraux d'un maximum d'impôts, et d'anecdotes relatives aux tracas que ceux-ci leur faisaient subir.
Pour se consoler, les vignerons n'avaient que la contemplation des vitraux de la cathédrale de Chartres qui évoquaient... des tonneaux vides qui, miraculeusement, s'emplissaient de vin.
LE DÉCLIN DE LA VIGNE AU COURS DU XIXe SIÈCLE
1re cause : la Révolution agricole Les cultivateurs abandonnent la pratique de la jachère et cultivent à la place des pairies artificielles (luzernes, trèfles, etc.) beaucoup plus rémunératrices. Les vignerons arrachent leurs vignes pour les imiter. 5 860 ha. de vignes en Eure-et-Loir en 1801 2 967 ha. en 1852
2e cause : le chemin de fer
En 1849, la gare de Chartres est inaugurée. En 1855, les trains venus de Montpellier, via Bercy à Paris, acheminent en Eure-et-Loir des fûts de vin de meilleure qualité de plus en plus nombreux. 2 967 hectares en 1852 534 hectares en 1902
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