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Le 27 mai 1918, âgé de 21 ans, Joë Bousquet est atteint à la colonne vertébrale par une balle allemande. Il perd l'usage de toute la partie inférieure de son corps. Que faire de cette vie ? Il songe d'abord au suicide, avant de comprendre que sa tâche est de « construire autour de lui l'univers » et que cette vie-là est « la plus précieuse, la plus profonde, la seule probablement à être réelle ». Alité pour le reste de sa vie à Carcassonne, dans une chambre dont les volets sont fermés en permanence, il tisse une autre forme de présence au monde, plus vaste et profonde d'une certaine manière, à travers l'écriture et la lecture. Les amitiés nouées à travers les textes nour-rissent de nombreuses correspondances (notamment avec Simone Weil dont il est très proche) et attirent vers sa chambre les visites des plus grands créateurs.
« J'envie parfois, lui écrit Paulhan, votre divination et cette étrange rapidité qui vous fait traverser d'un coup ce qui me demeure opaque. » Jusqu'à sa mort en 1950, Bousquet sera le témoin le plus lucide de la littérature de son époque. Cette époque où s'épanouissent les plus grandes oeuvres de l'histoire littéraire, il en perçoit mieux que personne, grâce à sa totale disponibilité et à son extrême sensibilité, les secrètes lignes de force.
Retrouvées dans leur profonde unité, ces lectures que Bousquet publiait en revue, constituent tout à la fois le véritable journal de bord, année par année, de cet homme écorché vif et solitaire et le passionnant panorama d'une littérature en train de se faire - de Aragon à Michaux, de Jouve à Artaud, mais aussi de Milosz à Kafka, de Daumal à Char, de Queneau à Simenon.