Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Les peintures qu’Arnulf Rainer a réalisées entre 2012 et 2016 constituent le dernier groupe d’oeuvres de l’artiste. Au cours de ses soixante années de création, il a élaboré un langage pictural singulier. Dans ses « Übermalungen », il parvient, à coups de griffures, ratures, giclures, coulures, à transfigurer aussi bien ses propres oeuvres que celles des autres. En recouvrant les motifs sous-jacents, il les efface dans un geste iconoclaste mais aussi, d’une certaine façon il les protège. Dans cette nouvelle série, il s’agit toutefois de peindre ex nihilo. Ce que Rainer recouvre ici, c’est le fond blanc du tableau. Il y a là quelque chose que l’observateur extérieur ne peut que deviner : « Ce qui a absolument disparu, dit-il, devient le contenu du tableau1. » Selon le sens commun, ce qui a disparu ne peut être vu, ne peut donc être peint. Ce disparu est d’une indétermination brumeuse, n’a pas de lieu fixe, pas de corps. Il ne peut pas et ne doit pas être touché, on ne peut en prendre possession. Pourtant Rainer parvient à entrer en contact avec ce vide – l’ampleur et la liberté de son geste en témoignent. Avec ses « touches de pinceau2 », il rend présent le disparu et l’intouchable. Il l’effleure, le désire et le célèbre. Ces dernières peintures ont un spectre de couleurs aussi large que le plumage chatoyant des oiseaux de paradis ou des nuances luxuriantes des feuilles d’automne. Des tableaux dans lesquels les tons rouge orangé du cadmium se combinent avec le magenta strident et le gris terreux. Vert clair, jaune bouton d’or, bleu nuit. Des formes noires aux allures de faucilles élancées et de queues de comètes lumineuses. En jouant de la transparence, d’amples courbes balayées, juxtaposées ou superposées, structurent la composition. La quasi-verticalité de ces traits révèle l’inébranlable présence physique du peintre face au vide.