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Cet ouvrage, important, réunit en un seul volume trois recueils précédemment publiés, et actuellement épuisés. Il s’agit de Angiomes (éditions La passe du vent, 2005), de Engelures (éditions Oniva, 2010) et de Engeances (éditions La passe du vent, 2012). Ces trois recueils de poèmes ainsi rassemblés composent, en effet, une trilogie cohérente, et méritaient d’être réédités pour plusieurs bonnes raisons dont, parmi elles, la plus significative : redonner à lire – donc à voir – sous une forme unique ce vaste ensemble de vers qui, dès l’origine, a sans aucun doute été conçu pour, au final, être proposé d’un seul bloc au lecteur curieux ou déjà amateur de poésie. Sans se suivre directement, les trois ouvrages dialoguent, se répondent et se répandent en échos, tout en s’augmentant en même temps, c’est-à-dire en temps réel. Et puisque nous évoquons ici le (temps) réel, ouvrons les guillemets pour laisser la parole à Jean-Marc Flahaut qui, dans sa belle préface à Anges profanes, écrit notamment ceci : « Poème après poème, on ressentait une envie farouche d’en découdre avec le réel, de nous faire visiter les coulisses, de tout déballer dans une forme courte, mordante, souvent drôle et sans concession. Sans parler de cette manière si culottée d’injecter à une poésie narrative, toute l’énergie du roman noir ; à commencer par l’emploi d’un langage trivial pour décrire la gravité des situations. Une observation minutieuse de notre quotidien dans un style direct et flamboyant ; une écriture féroce, tantôt crue ou roublarde mais toujours libre. Humaine, bien trop humaine. Une poésie de genre, en somme. Qui frappait là où ça fait mal. Parfois même, en dessous de la ceinture. Tout en cherchant une échappatoire, une fin grandiose, un passage secret vers un âge d’or, celui de l’enfance et de son innocence perdue. » Roman noir (Frédérick Houdaer vient de là, précisons-le), innocence perdue de l’enfance… et grosse envie (insistons !), bienveillante et sauvage à la fois, d’en découdre avec la réalité. D’en découdre, oui, avec ces instants volés, blessés, pour la plupart agités par une vitalité désespérée (Pier Paolo Pasolini) ou, pour le dire autrement, toute l’énergie du désespoir. Lisez ce livre placé à mi-distance entre l’ombre du jour et la clarté de la nuit. Tout ici se confond, pour le meilleur et pour le pire. Lisez Anges profanes sans plus attendre. Un livre neuf davantage qu’une simple réédition.
Thierry Renard, responsable littéraire des éditions La passe du vent