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Depuis plus de cinq siècles, dominant la ville de Grenade, l'Alhambra, « la muraille rouge », exerce une fascination inégalée sur des myriades de visiteurs, éblouis par les enchantements du décor arabe, l'omniprésence de la polychromie, les entrelacs infinis des mosaïques de faïence émaillée. Mais ce livre transporte les lecteurs au-delà du charme des apparences : il révèle une structure secrète qui remonte à la tradition du Temple de Salomon, à l'agencement des palais sassanides héritiers des Grands Rois achéménides, que les souverains hellénistiques puis les califes de l'Islam ont perpétué et transmis aux rois très catholiques. Les résonances des syncrétismes au fil des siècles, la dimension initiatique du parcours s'imposent à l'évidence de la lecture par la grâce d'un discours limpide et d'une mise en pages qui multiplie les perspectives et les jeux de miroirs.
Forteresse à l'extérieur, l'Alhambra révèle au-dedans un décor destiné aux fastes d'une monarchie hautement cultivée et donne à admirer le chant du cygne de l'art d'Al-Andalus, avec ses circulations inattendues, ses espaces tantôt clos tantôt ouverts sur des bassins où se mirent des ornementations en stuc ajouré, des mosaïques géométriques aux rythmes obsessionnels, des voûtes à stalactites... Autant d'éléments qui offrent une image de l'Éden promis aux Élus par les sourates du Coran : paradis terrestre des sultans nasrides.
Ici, s'est perpétué, sans faille, le legs des anciens : rois hellénistiques, empereurs romains, basileus byzantins, califes de Bagdad ou de Cordoue ; ici a survécu une image du monde, une cosmologie remontant à Platon, Ptolémée ou Cicéron. Ici, chaque allusion des poètes résonne comme une réminiscence, chaque inscription évoque un univers et un système astral issus des textes savants d'Alexandrie, de Samarcande ou du Caire. Le ciel et le cosmos tout entier se reflètent dans ces palais et l'habitent autant que les sourates du Coran qui ornent les murs ou que les strophes d'Ibn Zamrak qui chantent les splendeurs de ce monde perdu. Art de vivre et savoir ne font qu'un : le palais en est l'expression la plus pure, il incarne à lui seul le haut lieu de rencontre de cultures prestigieuses. Largement inspiré du modèle sacré représenté par le Palais de Salomon, il revêt un caractère proprement universel, « oecuménique », conjuguant les traditions des peuples du Livre au riche enseignement scientifique de l'Antiquité, dont les Arabes étaient les dépositaires.