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Que nous raconte ce livre qui jamais n'ennuie ? Simplement l'histoire des Lumières et des débuts de l'âge moderne à travers les tribulations d'Alexandre le Grand sous les plumes européennes des moralistes, antiquaires et autres honnêtes hommes qui se piquent de l'Histoire ancienne, philosophes, romanciers, historiens, et bientôt philologues. Car, tirée à hue et à dia, la figure du Macédonien sert toutes les causes. Tour à tour, il incarne, pour l'éducation du Prince, la supériorité des héros antiques, figures de moralité et de grandeur inspiratrice ; pour les tenants de "l'histoire philosophique", il pose le problème de la démesure d'une conquête qui échoue en Asie ; pour d'autres, intéressés par le mercantilisme, il inaugure l'histoire du développement des échanges qui assoie la domination européenne, voire, pour certains, anglais notamment, la fondation d'une politique d'établissement de comptoirs destinés à devenir des têtes de pont d'une colonisation à entreprendre ; pour d'autres encore, tout cela n'est que fariboles, nées des récits partisans d'historiens de l'Antiquité, et discourir sur Alexandre ne peut se faire qu'à partir de connaissances assurées par l'archéologie et la philologie, ces disciplines dont l'efflorescence marquera les deux siècles à venir. À toutes ces préoccupations s'ajoute enfin la montée des nationalismes : alors que l'Angleterre et la France se livrent la bataille du déchiffrement des hiéroglyphes en Égypte, tandis que Winckelmann définit les codes de la beauté par les sources grecques du continent, un jeune historien, en Allemagne, blessé par les invasions napoléoniennes, s'attache, inspiré par Montesquieu, à donner d'Alexandre l'image d'un conquérant résolu à créer une communauté de destin entre Grecs et Perses. Il publie en 1833 une Histoire d'Alexandre qui passe désormais jusqu'à nos jours pour le tournant fondateur de l'historiographie de l'Antiquité. Il s'appelle Droysen, mais ses contemporains se souviendront de lui comme l'auteur de la première grande histoire nationale... de la Prusse. Alexandre le Grand voulait traverser l'Orient ; avec Pierre Briant, professeur au Collège de France lancé sur les traces de l'Alexandre des Lumières, le lecteur traverse l'Europe au tournant de sa modernité.