Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
« J’ai eu l’incroyable chance de travailler avec plusieurs hommes admirables. Parmi eux, le plus connu, le plus exemplaire, et sans doute celui que j’ai le plus aimé fut Albert Camus. La première rencontre, le premier choc, fut celui du style et de la voix inimitable de l'écrivain, qui disait ce que mes vingt ans souhaitaient entendre, avec impatience : il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : juger si la vie vaut ou ne vaut pas d’être vécue. Au sortir de la guerre, la rigueur de Sisyphe allait droit au cœur autant qu’à la raison. La seconde rencontre fut ce jour miraculeux – autour de Pâques 1953 – où nous nous retrouvâmes par hasard en tête à tête dans une auberge de Cabris, dans l’arrière-pays niçois. Nous ne nous perdrions plus de vue. La personne de Camus, son sourire, son accent, son élégance et sa simplicité, sa disponibilité, puis nos échanges épistolaires (ici 28 lettres données), nos entrevues, l’aventure de la création théâtrale, sa pièce Les Justes, l’amitié grandissante et le coup terrible de sa mort… je vais essayer, après tant d’années, avant que tout ne s’efface et que ma mémoire ne se brouille, d’effectuer cette descente dans ce que je n’ai pas oublié, que j’avais enfoui au plus profond puisque c’est ce que j’avais de plus précieux. » B.-M.