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Comment planifier un continent dont on ignore tout ? Quel rôle y a joué Thomas Jefferson ? Si la vie, la carrière politique et la philosophie de ce dernier sont connus, il n’existe presque rien sur sa conception du territoire. C’est cependant le domaine où son influence a été la plus importante pour l’organisation concrète des États-Unis. Cette conception destinée à construire une nation totalement différente des antécédents européens – c’est-à-dire essentiellement anti-urbaine – et l’évolution lente des moyens permettant d’instaurer un paysage systématique, feront émerger aussi des villes intenses, sans commune mesure avec les capitales de la vieille Europe. Les précédents de ce système géométrique, les difficultés techniques de sa réalisation, l’apparition de dimensions imprévues ou la nécessité d’inventer de nouveaux procédés d’arpentage ont parfois nécessité plusieurs types de solutions. Ces règles d’organisation du continent américain ont été appliquées alors même qu’on ne savait rien de sa topographie, de la nature du sol, de la trame des cours d’eau, du climat notamment. La construction de cette grille de distribution de la population et des activités relevait donc de l’utopie ; concept qui, à la fin du XVIIIe siècle, ne signifiait nullement une vision irréalisable, mais un projet à plaquer sur l’immensité présumée vide de l’espace s’étirant des Appalaches au Pacifique. Catherine Maumi, architecte, docteur de l'EHESS, chercheur à l'école nationale supérieure d'architecture de Grenoble, enseigne à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Saint-Etienne.