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Il y eut un moment au IIe siècle, où les chrétiens, ayant dans l'ombre authentifié leurs Écritures fondatrices et constitué leurs communautés, s'enhardirent à « rendre raison [apologian] de leur espérance » (I Pierre 3, 15) à tous ceux qui le leur réclamaient, juifs et païens. C'est le grand moment des apologistes, eux qui inaugurèrent avec bonheur un genre littéraire qui marquera à jamais la littérature chrétienne. Parmi toutes les apologies de cette époque l'« Épître à Diognète » apparaît à la fois comme la plus mystérieuse et la plus brillante. Elle n'a jamais été citée jusqu'à la fin du Moyen Age. Le nom de l'auteur reste un secret scellé. L'unique manuscrit a brûlé dans l'incendie de Strasbourg en 1870. Mais dès l'édition princeps d'Henri Estienne, en 1592, elle suscite un intérêt sans cesse renouvelé on en compte depuis lors près de soixante-dix éditions ou réimpressions, totales ou partielles. C'est qu'il y a là un témoignage unique, par la force et la limpidité de la conviction qui l'anime, sur la nouveauté récurrente du christianisme. Qui n'en connaît au moins la phrase : « En un mot, ce que l'âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde » ? Due à Henri-Irénée Marrou (1904-1977), cette édition, plusieurs fois réimprimée, a fait date. Nul autre que l'éminent historien de l'Antiquité tardive et chrétienne, de surcroît si attentif aux questionnements de notre temps, n'était le mieux à même de rendre l'éclatante jeunesse de cette apologie qui l'a marqué dès le début de sa carrière (voir les « Fondements d'une culture chrétienne », de 1934).