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52 semaines. 52 histoires, comme les morceaux d’une mosaïque, les fragments d’une fresque. Ou les chapitres d’un roman. Ce roman, c’est d’abord ce que disent les femmes – Akka, Mélissa, Nouk, Carlotta et les autres – quand elles se retrouvent au café ou qu’elles se téléphonent. De quoi parlent-elles ? De tout : un général tortionnaire, un bébé qui pleure, les cheveux frisés, Rosa Luxembourg, un terrible 15 août, a las cinco de la tarde. De rien : une fille muette, Bruce Chatwin, l’amour en fuite, les tombes à deux places, un homme, le goût à jamais perdu de l’enfance. Car nous sommes des êtres amphibies. Nous sommes d’ici et d’ailleurs, les pieds sur terre et la tête dans nos rêves, comme des arbres déracinés, immergés dans le flot incessant de nos fantasmes, de nos utopies. C’est cela, la seconde vie : cet espace où nous passons la majeure partie de notre existence, où le dedans et le dehors, l’intime et le politique ne cessent de se mêler. Inépuisable champ d’exploration que Geneviève de Brisac propose à notre regard, dans ce livre d’une extraordinaire virtuosité, empruntant à chaque genre littéraire tout ce qui peut servir son propos : dévoiler ce qui nous meut et nous émeut, à notre insu.